

Nous retournons ce soir (dimanche 17 Aout) à Tango o nada, pour danser, mais aussi cette fois pour commencer le reportage que Sylvie nous a demandé de réaliser sur le tango en Corée pour la Salida.
Ce soir, moins de monde qu'hier soir (entre vingt et trente personnes) ; et hier soir, petite ambiance : tout le monde est allé danser à Busan à l'occasion d'une milonga qui a lieu sur la plage. Je suis arrivé trop tard pour vivre cet événement.
La plupart des danseurs coréens ont entre 20 et 35 ans ; cette danse est un phénomène trop récent pour que son public ait vieilli. Tango o nada est le premier lieu à Séoul et en Corée à proposer une milonga tous les soirs. Ce club a été ouvert en 2003 par Sungkon Kim et Eunju Lee, deux partenaires de tango. L'affluence à Tango o nada est maximale les vendredis et samedis soirs ; jusqu'à cent personnes viennent y danser sur des tangos classiques (Biaggi, D'Arienzo, Pugliese...). Quatre DJ's se relaient pour animer les milongas de la semaine et le jeudi soir est consacré au tango nuevo / electro. Sungkon a découvert le tango à l'occasion de documentaires qu'il réalisait sur la danse en Amérique du Sud. Il a commencé à apprendre le tango à Buenos Aires en 1998 ou il a rencontré Eunju. En retournant à Séoul, ils ont ouvert le club Bonita, dédié plus particulièrement à la salsa ; une soirée par semaine y était consacrée au tango. Sungkon et Eunju ont ensuite ouvert "Tango o nada" à côté de ce premier club pour pouvoir danser le tango tous les soirs. Ils ont organisé dans ce premier club la venue de Sebastian Arce et Mariana Montes, en 2001, pour un stage de deux mois et leur ont ainsi offert la possibilité d'enseigner pour la première fois à l'étranger.


A gauche : Sungkon Kim l'un des fondateurs du club Tango o nada
A droite : Myonghee, tout le monde l'appelle Peninsula, famous tango teacher

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