mercredi 27 août 2008

Le temple de Beomeo à Busan

Sentinel, Beomeosa, BusanSentinel, Beomeosa, BusanSo scared, Beomeosa, BusanBeomeo buddhist shrine, Busan

Beomeosa est un temple bouddhiste à la limite de Busan.De Nampodong, il faut 40 minutes de métro en direction de Nopodong avant d'arriver au pied de la montagne sur laquelle il est construit. De la station de Beomeo, on peut soit y aller à pied (une heure de montée), soit prendre le bus... on a pris le bus.
Bâti de manière à être complètement intégré au paysage (voir les photos sur Flickr.com/photos/tangobabo), c'est un complexe de temples, pagodes, logements qui abrite une communauté monastique pratiquant le zen coréen (seon). On peut aussi y rester le temps d'un "temple stay" pour partager la vie des moines (réveil à 3h30).
Avant d'accéder aux salles de prière, il faut passer trois portes ; la deuxième est gardée par quatre personnages monumentaux (3 à 4 mètres) sculptés dans le bois et peints, supposés chasser les esprits malfaisants. Impossible à prendre en photo, il faisait trop sombre ; je n'ai pu avoir que le petit personnage terrifié sur la troisième photo. Deux de ces gardiens sont peints sur une des portes latérales (les deux première photos. D'après Kyounghwa, les âmes vouées aux enfers sont livrées à leurs supplices.
On accède enfin aux différents bâtiments, à l'intérieur desquels il est possible de méditer devant un panthéon bouddhique au grand complet ; les gens s'y recueillent après s'être inclinés devant le Bouddha. L'encens favorise le calme. Dehors, les croyants fabriquent de petits empilements de pierres (Kyounghwa me dit qu'il en faut 3 ou 5) qu'ils disposent à proximité d'un roc monumental, pas très loin d'une source dont l'eau semble être très appréciée.
En redescendant, on longe de petits potagers, on passe devant des auberges traditionnelles avant de retrouver les premiers immeubles. Difficile de croire qu'un tel lieu puisse exister aussi près de la ville.

samedi 23 août 2008

L'équipe coréenne de base-ball médaillée d'or au jeux olympiques...

... j'avoue que ça me laisse froid. Kyounghwa a essayé de m'expliquer les règles, mais je n'ai rien compris. Ici c'est l'enthousiasme, les images du match passent en boucle. Il paraît que l'équipe coréenne a sorti deux joueurs cubains, ce qui lui a permis de remporter la partie. Je me demande encore comment...

vendredi 22 août 2008

Nampodong 4

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Notre hôtel (voir post sur ce sujet, bientôt) se trouve à Nampodong, l'un des quartiers les plus animés de Busan, près du port de pêche. C'est un immense marché à ciel ouvert qui entoure la colline de Yongdusan ; un gigantesque souk, en plus propre et en plus calme. Il y a des rues réservées à certains types d'articles : linge, électricité et luminaires, casseroles... Je m'y suis perdu cet après-midi en prenant des photos (voir les post précédents et flickr.com/photos/tangobabo); la tour de Busan, qui surplombe le quartier m'a permis de me repérer et de retrouver mon chemin.

Nampodong 3

Nylon wormsChopsticks closeup, NampodongNeon lights

Nampodong 2

P1010172P1010169P1010362P1010367Beauty of KoreaArtificial flowers, Nampodong

Nampodong 1

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Cigales coréennes

Les cigales de Busan n'ont pas le même accent qu'en France. Ici, elles font "meiyo, meiyo, meiyo, meeeeii". En mandarin, "meiyo" signifie "non". "Toute la journée, elles font non, non, non. Personne ne leur a jamais appris qu'elles pouvaient dire oui"

Snodgrass_periodical_cicada_transformation

mardi 19 août 2008

Baduk

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P1010225Hmmm

Où sont les hommes ? C'est l'une des premières questions que j'ai posées à Kyounghwa en arrivant à Séoul. Dans la rue, on ne voit pratiquement que des femmes ; dans les cafés aussi. J'ai pensé un moment que les hommes ne sortaient pas, qu'ils restaient chez eux devant la télé ou l'ordinateur, à fumer des cigarettes et à boire de la bière OB. Aujourd'hui : soulagement, j'ai trouvé certains d'entre eux. En réalité, les hommes aussi sortent : pour jouer au baduk (le jeu de go japonais, ou le weiqi chinois) dans le parc de Yonngdusan à Busan. Enfin, pas tous les hommes, seulement les retraités et les chômeurs. Ils s'installent dans un coin du parc ; apparemment la mairie leur apporte des plateaux de jeux (j'en ai vu une pile sur un petit chariot) et ils se mettent à jouer. Certains jouent aussi au shanxi, les échecs chinois.

Bref, je me suis installé en face de deux joueurs, sur un banc, pour voir comment on joue au go en Corée. J'ai suivi trois ou quatre partie entre les deux joueurs que j'ai pris en photo. Ces deux là jouaient des parties rapides où la tactique a plus de place que la stratégie. A la vitesse à laquelle ils jouent, les combats sont violents et chaque joueur perd de gros groupes de pierres. Le joueur de gauche semblait être un spécialiste des coups tordus et quand il posait une pierre qui faisait vaciller un groupe adverse, il criait : "Sunnim bathada !" ou "Jaya !" ; autour les vieux commentaient la partie ou manifestaient leur approbation. Je me suis pris au jeu et j'ai moi aussi hoché de la tête quand un coup me paraissait bon.

A côté de moi un vieillard se demandait si j'étais indonésien ou malais ; du moins, c'est ce que j'ai cru comprendre parce qu'il ne parlait pas l'anglais. A ma gauche, un homme très jeune, peut-être un peu dérangé, m'a demandé si j'étais italien... Il trouvait que ma façon de m'habiller faisait assez italien. En tout cas il avait l'air d'être spécialiste pour se faire offrir des cigarettes : chaque fois que quelqu'un en sortait, il se levait pour aller en demander. Trop fort ! Demain j'essaierai de jouer une ou deux parties.

dimanche 17 août 2008

Tango o nada

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Nous retournons ce soir (dimanche 17 Aout) à Tango o nada, pour danser, mais aussi cette fois pour commencer le reportage que Sylvie nous a demandé de réaliser sur le tango en Corée pour la Salida.
Ce soir, moins de monde qu'hier soir (entre vingt et trente personnes) ; et hier soir, petite ambiance : tout le monde est allé danser à Busan à l'occasion d'une milonga qui a lieu sur la plage. Je suis arrivé trop tard pour vivre cet événement.
La plupart des danseurs coréens ont entre 20 et 35 ans ; cette danse est un phénomène trop récent pour que son public ait vieilli. Tango o nada est le premier lieu à Séoul et en Corée à proposer une milonga tous les soirs. Ce club a été ouvert en 2003 par Sungkon Kim et Eunju Lee, deux partenaires de tango. L'affluence à Tango o nada est maximale les vendredis et samedis soirs ; jusqu'à cent personnes viennent y danser sur des tangos classiques (Biaggi, D'Arienzo, Pugliese...). Quatre DJ's se relaient pour animer les milongas de la semaine et le jeudi soir est consacré au tango nuevo / electro. Sungkon a découvert le tango à l'occasion de documentaires qu'il réalisait sur la danse en Amérique du Sud. Il a commencé à apprendre le tango à Buenos Aires en 1998 ou il a rencontré Eunju. En retournant à Séoul, ils ont ouvert le club Bonita, dédié plus particulièrement à la salsa ; une soirée par semaine y était consacrée au tango. Sungkon et Eunju ont ensuite ouvert "Tango o nada" à côté de ce premier club pour pouvoir danser le tango tous les soirs. Ils ont organisé dans ce premier club la venue de Sebastian Arce et Mariana Montes, en 2001, pour un stage de deux mois et leur ont ainsi offert la possibilité d'enseigner pour la première fois à l'étranger.

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A gauche : Sungkon Kim l'un des fondateurs du club Tango o nada
A droite : Myonghee, tout le monde l'appelle Peninsula, famous tango teacher

First milonga

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A peine arrivé : tango ! Après avoir déposé les bagages dans la chambre que nous occupons dans une guest house près de l'université de Hongik, nous retrouvons Anaïs, une amie de Kyounghwa pour dîner. Puis nous nous promenons dans le quartier de l'université, très animé la nuit grâce à la population étudiante. C'est le quartier que Kyounghwa préférait lorsqu'elle habitait Séoul, c'est là qu'elle a appris à danser le tango. On entre vers 23h au club "Tango o nada", où nous dansons nos premières tendas depuis le mois de février. Les sensations n'ont pas bougé ; Kyounghwa était un peu stressée parce qu'elle dansait devant des personnes qu'elle connaissait. Alors que d'habitude, j'ai le trac quand je me sens observé, là, le fait d'être un parfait étranger m'a libéré de cette tension : j'ai dansé sans me soucier du regard des autres... Il faut bien avouer que j'ai fini par faire un peu n'importe quoi !

samedi 16 août 2008

16 Aout : Séoul

J'y suis ! Voyage épuisant, impossible de dormir dans l'avion. Kyoughwa m'attendait avec des pancartes colorées qu'elle a confectionnées hier. J'ai un peu de mal à réaliser que j'ai franchi pas loin de 9000 km en quelques heures : la technologie omniprésente et les marques de la globalisation établissent une sorte de continuité accentuée par le lien permanent d'internet. A quelques variations près, les choses sont les mêmes à Séoul et à Lyon, ce qui produit une sensation d'étrangeté assez inédite ; tout est familier et différent en même temps, c'est vraiment une drôle d'expérience. En tout cas, je ne l'avais pas éprouvée au cours de mes précédentes "délocalisations". Peut-être ai-je déjà trop voyagé et que plus rien ne peut me surprendre vraiment ?

11:55 before taking offAmsterdam airportWaiting for connection at SchipholTea, text and... ?My new friendBefore landing at IncheonI'm not a smuggler, please believe me !Hihihi !WelcomeFuture olympic korean gold medal training in the subwayMap of Seoul subway

jeudi 14 août 2008

H-14

Voilà ! La valise est prête ; j'espère n'avoir rien oublié. Demain je m'envole à midi pour Amsterdam, d'où je prendrai un vol pour Séoul. Je suis passé plusieurs fois déjà à l'aéroport de Schiphol ; dans mon souvenir l'attente des correspondances n'y est pas très agréable, même si l'aéroport est très pratique.
Je suis passé à la FNAC cet après-midi dans l'espoir de trouver un livre qui pourrait m'accompagner. Je n'y ai rien trouvé qui me donne envie ! Je vais donc emporter "Microfictions" de Régis Jeauffret, que j'ai commencé à lire il y a plusieurs semaines déjà et dont je savoure l'humour noir. Je commencerai par relire l'histoire du pilote d'avion dépressif qui précipite son aéroplane dans la mer en sirotant un whisky.
D'ailleurs, si j'en avais, je boirais bien un whisky pour fêter mon départ !

whisky

dimanche 10 août 2008

Ghost dancers

Ghost dancers

Une dernière photo avant de les mettre dans la valise : deux paires de chaussures vides, face à face dans l'attente d'un abrazo qui ne viendra que plus tard. Comment seront les tango que nous danserons en nous retrouvant ? J'ai attendu ce moment et maintenant il approche. Est-ce que ce sera comme avant ? Je ne crois pas : "on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve". Alors puisque c'est comme ça, accueillons les instants qui viennent avec de la joie et de la curiosité !

samedi 9 août 2008

Shoes...

Ready for milonga

Très important les chaussures... Très important ! Du moins c'est ce que je croyais quand j'ai commencé à apprendre à danser. J'ai commencé avec une paire d'Adidas noires, à talon très étroit. Cela me gênait beaucoup : je pensais que ce talon trop étroit me déséquilibrait... J'ai donc cherché les chaussures parfaites selon moi, de belles chaussures de tango, noires, avec une semelle bien lisse pour glisser sur le parquet dans les tours. Elles sont sur la photo, en face de celles que je vais offrir à Kyounghwa. Mes premiers tango avec ces chaussures ont libéré ma danse : elles m'ont aidé à vaincre des difficultés que je croyais provenir de ma première paire de chaussures Adidas. Puis des choses ont changé dans ma façon de percevoir mon corps, de relâcher mon dos et mes épaules notamment : j'ai trouvé, grâce à Yannick, Sylvie et Sol de nouvelles sensations ; j'ai appris à tenir debout sur mes jambes et j'ai compris que l'équilibre ne provenait pas des chaussures, mais était une qualité du danseur. C'est une découverte assez récente et depuis... je n'ai plus dansé avec ces belles chaussures de tango, mais avec mes vieilles Adidas.

mercredi 6 août 2008

J-10

Voilà,

au lieu de préparer mes bagages, je crée un blog où figureront mes photos et impressions de Corée. Je partirai le 15 Août 2008 pour arriver à Séoul le 16 Août. Kyounghwa m'y attendra et nous rejoindrons Busan* le 18, après avoir dansé à Séoul.

* On peut aussi écrire Pusan, mais Busan correspond mieux à la prononciation française.